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Programme Conférences 2018-2019

Les conférences se tiendront dans la Salle Larrey, à deux pas du musée.

Elles sont ouvertes à tous, adhérents et non adhérents.

Tarif : 5 euros

            4 euros pour les adhérents de l’UTL-TB

 

- 17 novembre, 15h, Jean-Paul Frantz* : Le trésor de Maurice de Rothschild dans les Hautes-Pyrénées en 1940

Maurice de Rothschild, ancien député des HP de 1919 à 1924, n'est plus banquier en 1940 mais demeure fabuleusement riche et, à l'instar de tous les membres de sa famille, possède une collection d'objets d'art, de tableaux et de manuscrits exceptionnelle et reconnue d'une valeur de 350 millions de francs de l'époque. En 1940, craignant les bombardements, il expédie sa collection dans son château du Bordelais. C'est là que son intendant, devant l'avancée des Allemands, expédie une grande partie des collections à Argelès. Maurice de Rothschild s'étant exilé, comme presque toute sa famille, il est dénaturalisé comme déserteur et ses biens mis sous séquestre. Ils sont inventoriés par le conservateur du musée de Pau et l'archiviste de ce même département. Echapperont-ils à la traque des Allemands qui veulent s'emparer de tous les biens Rothschild dont ils connaissent la valeur et ce malgré les maigres efforts de Vichy qui ne voit en Rothschild qu'un juif à spolier ?"

*Jean-Paul Frantz qui intervient pour la première fois à Beaudéan est historien, professeur honoraire au lycée Théophile-Gautier de Tarbes.

- 24 novembre, 15h, Jose Cubero : Sortir de la guerre

Le 20 août 1944, le département des Hautes-Pyrénées est libéré. Au-delà de la joie, il faut reconstruire l’économie malgré un ravitaillement déficient et les divergences à propos d’une épuration voulue par l'ensemble de la Résistance. C’est aussi, jusqu’en 1947, le temps de nombreux attentats à la bombe. 

Un chaos multiforme qui touche de nombreux secteurs de la société.

Des clivages apparaissent, perceptibles, au sein de la Résistance, bousculée par le début de la Guerre Froide, lorsque des « héros » sont arrêtés et pourraient être assimilés aux « tueurs de Tarbes », expression qui traduit une rumeur de grande ampleur mais infondée.

Une histoire tumultueuse dont rendent compte les archives.

- 1er décembre, 15h, Françoise Froëlhy : Quand la pauvreté était un crime - les gueux gascons au siècle des Lumières

Le « Beau XVIIIe siècle », imprégné de la philosophie des Lumières et de ses valeurs – raison, tolérance, construction d’un bonheur commun fondé sur l’utilité de tous – s’est imposé aussi dans les « Païs » gascons ! Comment élites et communautés ont-elles alors fait face à l’irruption des laissés-pour-compte toujours plus nombreux ? Tous ces miséreux du lieu et ces « estrangers » venus d’ailleurs, exhibant leur pauvreté et ranimant les épouvantes d’antan ?

- 12 janvier, 15h, Geneviève Sanchez : La sculpture sur pierre, imitation du réel

« Sculpere » signifie retirer de la matière. La pierre et le marbre ont toujours fasciné l'artiste qui rivalise d’adresse pour rendre le grain de la peau, l’illusion de la chair, ce qui n'a jamais empêché de rendre l'œuvre encore plus réaliste grâce à la couleur. La sculpture sur pierre a été dès l'Antiquité un art majeur parce qu'éternel. La Renaissance renoue avec la notoriété du sculpteur : l'artiste est né et le sculpteur est le plus grand, sorte de démiurge recréant le réel.

- 19 janvier, 15h, Stéphane Abadie* : La fabrique de l'urbain

Naissance des villes et villages des Hautes-Pyrénées au Moyen Âge

*Stéphane Abadie, nouveau venu à Beaudéan, est docteur en histoire. Il enseigne au lycée Marie-Curie de Tarbes.

- 26 janvier, 15h, Isabelle Varillon* :Art sacré Art déco en Béarn et Pays basque

La période de l’entre-deux-guerres en France correspond à une phase de renaissance pour l’art sacré. Le Béarn et le Pays Basque participèrent pleinement à cet essor, fruit de l’action conjointe des évêques, des curés bâtisseurs, et d'une soixantaine d'artistes - architectes, verriers, mosaïstes, peintres, sculpteurs ou orfèvres - qui insufflèrent un nouveau dynamisme dans l'art religieux régional. Une page d'art sacré Art déco exceptionnelle, riche d'une diversité complémentaire, entre tradition et modernité, résistance et ouverture, conformité et singularité.

*Isabelle Varillon que nous recevons pour la première fois à Beaudéan est docteur en histoire de l’art, auteur de plusieurs ouvrages dont « Art sacré Art déco en Béarn et Pays basque ».

- 2 février, 15h, Jose Cubero : L’affaire Calas

Le 13 octobre 1761, à 10 heures du soir, Marc-Antoine Calas était découvert « pendu ou étranglé » dans le magasin de son père à Toulouse. L’enquête, menée de façon unilatérale par un capitoul conclut à la culpabilité de la famille Calas, huguenots endurcis qui voulurent ainsi empêcher leur fils aîné de se convertir au catholicisme. 

Calas père mourut sur la roue mais sa mort atroce déclencha l’intervention de Voltaire qui parvint à arracher la réhabilitation complète de la famille, victime d’un déni de justice. 

Mais Voltaire, en défendant l’idée de tolérance ouvrit aussi la voie à la liberté de conscience, reconnue en 1789, mais niée alors dans le royaume de France.

- 9 février, 15h, Jean-François Fourcade :La peine de mort au fil du temps

De mémoire d’historiens, l’homme a toujours eu la notion du bien et du mal, même en l’absence de toute codification et a toujours entendu réprimer les comportements qui n’étaient pas conformes à la morale, aux usages, aux règles non écrites et, plus tard, aux règles écrites. L’imagination des hommes était particulièrement fertile pour trouver, pour chaque crime et délit, un châtiment adapté. Parmi ces châtiments, la peine de mort a toujours existé pour ceux qui avaient gravement enfreint les interdits. La peine capitale, dans les temps les plus reculés, était prononcée par le souverain qui avait tout pouvoir, même s’il déléguait le plus souvent ses pouvoirs à des juges locaux. En fonction des époques, les délits et les crimes punissables de la mort ont varié. Mais dans chaque cas, il était tenu compte du rang social de l’accusé, de la victime et, bien entendu de la gravité des faits. Depuis 1750 avant J.C. et jusqu’au droit romain, les peines prononcées devaient correspondre très exactement à la gravité de l’acte commis. C’était la loi du talion ; une façon de rendre une justice équitable puisque l’accusé était condamné à la même peine que celle qu’il avait causée. En France, il faudra attendre la Révolution française pour que la méthode d’exécution de la peine capitale soit unique, quel que soit le crime commis : la guillotine. Il était mis un terme aux méthodes barbares en cours au Moyen Age et sous l’Ancien Régime : la roue, l’écartèlement, le billot, le feu ou la pendaison sans trappe. Il faudra attendre la loi Badinter d’octobre 1981 pour que la France renonce à la peine de mort et que la guillotine soit rangée dans un musée.

Maître Jean-François Fourcade exposera depuis le Code de Hammourabi jusqu’en 1981, les comportements justifiant le prononcé de la peine de mort, les modes d’exécution au fil des siècles et présentera les condamnés à mort les plus connus en France, leur attitude face à la guillotine et, pour certains, leur dernière parole restée célèbre. Enfin, il sera fait un rapide inventaire des pays qui, dans le monde, ont encore recours à ce mode de châtiment.

- 16 mars, 15h, Jean Haillet* : L’épopée d’Alexandre le Grand

Alexandre le Grand est vite devenu une figure mythique, mais c'est d'abord un personnage historique, sur lequel nous sommes bien informés. Sa conquête, en 13 ans, de l'immense empire perse a changé la face du monde antique et les effets en sont encore actuels. Le conquérant n'est que la face la plus connue d'une personnalité exceptionnelle et fascinante dont les rêves nous hantent toujours.

*Jean Haillet, qui intervient pour la première fois à Beaudéan, est maître de conférences honoraire de grec à l’UPPA et président fondateur de l’Université du Temps libre de Tarbes.

- 23 mars, 15h, Loïc Berranger* : Sur les pas de Jean Sébastien Bach

Invitation au voyage en images et en musique dans les villes d'Allemagne Centrale où J. S Bach, issu d'une grande famille de musiciens, a vécu et exercé différentes fonctions musicales depuis sa ville natale d'Eisenach jusqu'à Leipzig dont il demeure le plus illustre Cantor.

*Loïc Berranger, avocat, que nous recevons pour la première fois à Beaudéan, est un passionné d'iconographie chrétienne, d'architecture religieuse et de facture d'orgue … autant de passions qu’il se plaît à transmettre au public, nombreux, de l’UTL-TB.

- 6 avril, 15h, Jean-François Soulet, Le créateur de la Chine moderne : Deng Xiaoping 

Un nom domine l’histoire contemporaine de la Chine, celui de Mao Zedong. Il est incontestable que sa prise de pouvoir en 1949, après sa victoire sur les troupes de Chiang Kai-shek, a constitué un tournant radical dans l’évolution de la Chine. Mais, que reste-t-il aujourd’hui de la période Mao ? Peu de choses, alors que son successeur, Deng Xiaoping, par ses réformes fondamentales des années 1980, a vraiment placé la Chine sur une trajectoire ascendante qui l’a conduite aux premiers rangs des puissances mondiales actuelles.